Multiplier un mimosa par bouturage répond à une attente précise. Conserver la même floraison jaune, le même feuillage finement découpé et le même port que le sujet d’origine. Cette méthode permet d’obtenir un plant strictement identique, à condition de respecter le rythme de la plante et ses besoins physiologiques.
Pourquoi choisir le bouturage pour le mimosa ?
Le mimosa se prête au bouturage lorsqu’on souhaite reproduire fidèlement un sujet apprécié pour son parfum, sa vigueur ou sa forme naturelle. Contrairement au semis, le bouturage évite toute variation de couleur, de période de floraison ou de silhouette. C’est aussi une solution concrète pour multiplier un arbuste déjà bien adapté à son environnement, sans dépendre d’un achat en jardinerie.
Cette technique reste délicate. Le taux de réussite n’est jamais total. Prélever plusieurs rameaux augmente nettement les chances d’obtenir quelques plants viables.
Quand bouturer un mimosa pour maximiser les reprises ?
Le calendrier influence directement l’enracinement. Deux périodes ressortent clairement selon les conditions de culture.
Au printemps, le bouturage se pratique sous abri lumineux, avec une température stable proche de 20 °C. La circulation de sève favorise l’émission des racines, à condition de maintenir une hygrométrie régulière.
En été, entre juillet et août, les tiges semi-aoûtées offrent de bons résultats en extérieur, sous cloche ou châssis. Elles sont assez fermes pour ne pas se déshydrater trop vite, tout en restant capables de s’enraciner.
Certaines pratiques privilégient aussi l’automne, période durant laquelle le mimosa reste actif alors que d’autres végétaux ralentissent. Les pousses y sont vigoureuses, mais la protection contre le froid devient impérative.
Matériel et préparation indispensables
Un bouturage réussi repose sur un matériel propre et un substrat adapté. Les tissus du mimosa marquent facilement.
Le mélange le plus fiable associe terreau léger et sable à parts égales. Il garantit un bon drainage tout en conservant une fraîcheur constante. Les contenants doivent être percés et suffisamment profonds pour stabiliser la tige.
Une cloche transparente, un châssis ou une mini-serre permet de maintenir une atmosphère humide, indispensable tant que les racines ne sont pas formées.
Lire aussi : Mon citronnier a des épines : pourquoi et que faire ?
Technique de bouturage du mimosa, étape par étape
Choisir le bon rameau
Sélectionnez une tige saine, vigoureuse, issue de la pousse récente ou de l’année précédente. Elle doit mesurer 15 à 20 cm et présenter un bois ni trop tendre, ni totalement dur.
Préparer la bouture
La coupe se fait juste sous un nœud, proprement, avec un outil affûté. Supprimez les feuilles sur la partie basse et conservez quelques feuilles au sommet, éventuellement raccourcies pour limiter l’évaporation.
Installer dans le substrat
Enfoncez la bouture sur environ 10 cm, tassez légèrement et humidifiez sans excès. Le substrat reste frais, jamais détrempé.
Créer un environnement protégé
Placez les godets dans un endroit lumineux, sans soleil direct. L’humidité doit rester stable. Une aération quotidienne courte limite les risques de moisissure.
Suivi, enracinement et repiquage
Les premières racines apparaissent généralement entre 8 et 10 semaines. La reprise se manifeste par l’émission de nouvelles feuilles et une légère résistance à la traction.
Une fois enracinées, les boutures sont acclimatées progressivement à l’air libre. Le repiquage intervient après quelques mois, dans des contenants individuels plus profonds. Les jeunes mimosas passent leur premier hiver à l’abri, avant une mise en pleine terre au printemps suivant, dans un sol drainé, léger et exposé au soleil.
FAQ – Bouture de mimosa
Combien de boutures faut-il prévoir ?
Plusieurs, car toutes ne reprennent pas.
Le mimosa bouturé fleurit-il rapidement ?
Il faut patienter quelques années avant une floraison généreuse.
Peut-on bouturer un mimosa en intérieur ?
Oui, sous abri lumineux avec une température stable.
Pourquoi certaines boutures noircissent-elles ?
Un excès d’humidité ou un manque d’aération favorise les pourritures.
