La question de l’arrosage des pommes de terre revient chaque saison au potager. Cette culture rustique donne parfois l’impression de se débrouiller seule, mais la réalité est plus nuancée. L’eau influence directement le rendement, la qualité des tubercules et la santé des plants, à condition d’être apportée au bon moment et de la bonne façon.
Les besoins réels en eau des pommes de terre
Les pommes de terre possèdent un système racinaire peu profond, ce qui les rend sensibles à la sécheresse, notamment lors de certaines phases clés. Au moment de la levée, l’humidité accumulée dans le sol au printemps suffit généralement. Les apports deviennent utiles plus tard, surtout en cas de printemps sec ou d’été chaud. Le stade le plus délicat reste le grossissement des tubercules, période durant laquelle un manque d’eau peut provoquer déformations, fissures ou baisse de calibre.
Quand arroser sans nuire à la récolte
L’arrosage n’est pertinent que si le sol devient sec sur plusieurs centimètres. Il doit alors rester modéré et régulier. Arroser tôt le matin limite l’évaporation et protège le feuillage. En revanche, l’excès d’humidité nuit au développement et favorise certaines maladies. Il est donc préférable de stopper progressivement les apports environ un mois avant la récolte, afin de permettre une bonne maturation.
Les moments clés à surveiller sont :
- la formation des tubercules en début d’été
- les périodes de sécheresse prolongée
- les sols légers qui se dessèchent vite
Découvrez ici : Comment arroser les tomates : guide pratique pour des plants en pleine santé
Comment arroser correctement les pommes de terre
L’eau doit être apportée entre les rangs, sans jamais mouiller le feuillage, afin de limiter les maladies cryptogamiques. Une eau à température ambiante, peu calcaire, convient mieux à cette culture. Le recours à un paillage aide à conserver l’humidité et réduit la fréquence des arrosages, tout en améliorant la structure du sol.
Un équilibre à trouver au potager
Arroser les pommes de terre n’est donc ni systématique ni inutile. Tout repose sur l’observation, le stade de développement et les conditions climatiques. Un sol frais, jamais détrempé, reste le meilleur allié pour obtenir des tubercules sains, réguliers et savoureux, sans fragiliser la culture.
