La pomme de terre Colomba fait partie de ces variétés qui marquent le début de saison au potager comme sur les étals. Précoce, régulière et facile à cuisiner, elle séduit par sa chair tendre et son goût délicat, à condition de bien comprendre ses usages et ses limites. Cette variété ne cherche pas la performance extrême mais l’équilibre entre rendement, texture et simplicité.
Carte d’identité de la Colomba
Issue de programmes de sélection européens, la Colomba a été pensée pour offrir une récolte rapide sans sacrifier la qualité. Elle s’est imposée grâce à sa fiabilité et à son adaptation aux cultures de printemps.
Visuellement, elle se reconnaît à sa peau jaune pâle très brillante, presque lisse, et à sa forme ovale régulière. Les yeux sont peu nombreux et peu marqués, ce qui facilite l’épluchage. Les tubercules affichent un calibre homogène, généralement compris entre 100 et 200 g, pratique pour des portions maîtrisées.
Sa chair jaune clair, uniforme, devient fondante après cuisson. Cette texture explique en grande partie ses usages culinaires privilégiés.
Cycle de culture et rendement
La Colomba se plante entre mi-mars et avril, lorsque le sol commence à se réchauffer. Son principal atout reste son cycle très court, avec une récolte possible 60 à 65 jours après plantation. Selon les régions et la météo, les premières pommes de terre peuvent être sorties dès la fin du printemps.
Chaque pied produit en moyenne 8 à 12 tubercules, un rendement jugé très correct pour une variété aussi précoce. Cette rapidité permet d’enchaîner ensuite avec une autre culture ou de libérer l’espace au potager.
– La Colomba fait partie des pommes de terre nouvelles les plus précoces
– Sa peau fine est comestible lorsqu’elle est jeune et bien lavée
– Elle supporte mal le stockage prolongé
– Elle se prête bien à une congélation après blanchiment
Qualités gustatives et valeur nutritionnelle
La Colomba développe une saveur douce, légèrement sucrée, sans dominante marquée. Cette neutralité en bouche joue en sa faveur en cuisine, car elle absorbe facilement les aromates, les herbes ou les sauces.
Son taux de matière sèche modéré, autour de 17 à 18 %, explique son comportement à la cuisson. Elle se situe clairement dans la catégorie des pommes de terre à chair tendre.
Sur le plan nutritionnel, elle apporte principalement des glucides complexes, pour environ 80 à 90 kcal pour 100 g, ainsi que du potassium, de la vitamine C et des vitamines du groupe B, notamment la B6.
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En cuisine : quand la Colomba donne le meilleur d’elle-même

Purées et textures fondantes
Sa chair se délite facilement, ce qui donne des purées lisses et onctueuses, sans effort excessif. Elle fonctionne aussi très bien en potages et veloutés, où elle apporte de la rondeur sans lourdeur.
Gratins et plats au four
En gratin, la Colomba absorbe parfaitement la crème et les aromates tout en conservant une tenue agréable. Coupée en quartiers, elle rôtit doucement et garde un cœur moelleux.
Salades et cuissons douces
Cuite à l’eau ou à la vapeur, puis refroidie, elle convient aux salades de pommes de terre, à condition de maîtriser la cuisson. Sa peau fine peut être conservée sur les tubercules jeunes.
Préparations à éviter
Son faible taux d’amidon la rend peu adaptée aux frites ou aux pommes sautées croustillantes. Elle absorbe trop de matière grasse et reste souple.
Conservation de la pomme de terre Colomba : un point à surveiller
La peau fine et la chair tendre rendent la Colomba plus fragile que les variétés de garde. Elle se conserve idéalement dans un endroit sombre, frais et légèrement humide, entre 6 et 10 °C.
Sa durée de conservation reste limitée à 2 à 3 semaines. Les premiers signes de vieillissement sont la germination, le ramollissement ou l’apparition de zones verdâtres.
FAQ
La Colomba est-elle adaptée aux frites ?
Non, sa chair tendre et peu amidonnée ne permet pas d’obtenir du croustillant.
Quand récolter la Colomba ?
Entre 60 et 65 jours après plantation, parfois dès la fin du printemps.
Peut-on la conserver plusieurs mois ?
Non, sa conservation dépasse rarement trois semaines.
Faut-il éplucher la Colomba ?
Ce n’est pas obligatoire lorsqu’elle est jeune, sa peau est fine et agréable.
La pomme de terre Colomba s’adresse avant tout à celles et ceux qui recherchent une variété précoce, fiable et polyvalente, idéale pour une cuisine simple, de saison, centrée sur la texture et la fraîcheur.
